How Trade Agreements Like CETA and CUSMA Affect Canadian Agri-Food Businesses

Par GrantHub Research Team · · Read in English

Comment des accords commerciaux comme l’AECG et l’ACEUM affectent les entreprises agroalimentaires canadiennes

Les entreprises agroalimentaires canadiennes évoluent dans l’un des secteurs les plus dépendants du commerce au pays. Plus de 50 % de la production agroalimentaire canadienne est exportée, ce qui fait des règles commerciales un enjeu opérationnel quotidien, et non seulement un débat de politique publique (Source : Agriculture et Agroalimentaire Canada). Des accords comme l’AECG et l’ACEUM déterminent à qui vous pouvez vendre, combien il en coûte pour demeurer concurrentiel et quels soutiens gouvernementaux sont disponibles lorsque les marchés évoluent.

Ce guide explique comment les principaux accords commerciaux affectent les entreprises agroalimentaires canadiennes, en mettant l’accent sur les transformateurs soumis à la gestion de l’offre et le Fonds d’investissement pour la transformation des produits sous gestion de l’offre (FITPGO / SMPIF).


Que sont l’AECG et l’ACEUM — et pourquoi ils comptent pour les entreprises agroalimentaires

Le Canada est partie à plusieurs accords commerciaux majeurs, mais deux ont eu des répercussions particulièrement importantes sur l’agroalimentaire.

Accord économique et commercial global (AECG)

L’AECG est l’accord commercial entre le Canada et l’Union européenne. Il est entré provisoirement en vigueur en 2017 et a considérablement élargi l’accès des produits agroalimentaires européens au marché canadien, en particulier dans les secteurs sous gestion de l’offre comme les produits laitiers (Source : Gouvernement du Canada).

Pour les entreprises agroalimentaires canadiennes, l’AECG a :

  • Augmenté les contingents d’importation en franchise de droits pour les fromages européens
  • Accentué la concurrence pour les transformateurs laitiers canadiens
  • Créé des possibilités d’exportation vers l’UE pour certains produits alimentaires non soumis à la gestion de l’offre

Accord Canada–États‑Unis–Mexique (ACEUM)

L’ACEUM a remplacé l’ALENA et est entré en vigueur en 2020. Il a maintenu l’accès au principal marché d’exportation agroalimentaire du Canada tout en apportant des changements ciblés à la gestion de l’offre (Source : Affaires mondiales Canada).

Les principaux effets de l’ACEUM comprennent :

  • Des concessions supplémentaires d’accès au marché pour les produits laitiers, la volaille et les œufs
  • De nouvelles règles sur les prix et les plafonds à l’exportation pour certains ingrédients laitiers
  • Le maintien du commerce sans droits de douane pour la plupart des produits agroalimentaires entre le Canada, les États‑Unis et le Mexique

Ensemble, ces accords ont accru la concurrence au Canada tout en maintenant les canaux d’exportation ouverts. Pour les transformateurs, cette pression se traduit souvent par des marges plus minces et un besoin d’accélérer la modernisation.


Comment les accords commerciaux affectent les entreprises agroalimentaires sous gestion de l’offre

La gestion de l’offre protège les producteurs grâce à des quotas et à des contrôles de prix, mais les accords commerciaux prévoient des exceptions. Lorsque des produits étrangers entrent sur le marché canadien, les transformateurs doivent concurrencer sur le plan de l’efficacité, des coûts et de la qualité.

Les impacts commerciaux courants comprennent :

  • Des volumes plus élevés nécessaires pour demeurer rentables
  • Une pression accrue pour automatiser les lignes de transformation
  • Le besoin de nouveaux formats de produits ou d’emballages
  • Une capacité réduite de répercuter les coûts en aval

Ces défis expliquent précisément l’existence des programmes fédéraux de compensation.


Le rôle du Fonds d’investissement pour la transformation des produits sous gestion de l’offre (SMPIF)

Le Fonds d’investissement pour la transformation des produits sous gestion de l’offre (SMPIF) est un programme fédéral administré par Agriculture et Agroalimentaire Canada. Il offre des contributions non remboursables pour aider les transformateurs à s’adapter aux changements de marché découlant d’accords commerciaux comme l’AECG et l’ACEUM (Source : Agriculture et Agroalimentaire Canada).

Ce que le SMPIF finance

Le SMPIF finance des investissements en immobilisations qui améliorent la productivité et l’efficacité, notamment :

  • De l’équipement automatisé de transformation et d’emballage
  • La modernisation des lignes de production
  • Des technologies réduisant les coûts de main‑d’œuvre ou d’exploitation

Le programme vise à aider les transformateurs canadiens à demeurer concurrentiels à mesure que les pressions liées au commerce augmentent.

Qui est admissible

L’admissibilité dépend du secteur et du moment :

  • Transformateurs laitiers : admissibles et toujours en mesure de présenter une demande
  • Transformateurs de volaille et d’œufs : les fonds ont été entièrement attribués et le programme n’accepte plus de demandes depuis le 22 juillet 2025 (Source : Agriculture et Agroalimentaire Canada)

Les demandeurs doivent être :

  • Des sociétés ou des coopératives à but lucratif
  • En exploitation au Canada
  • Des transformateurs de produits soumis à la gestion de l’offre provenant de sources canadiennes

Montant du financement disponible

  • Jusqu’à 10 millions de dollars par transformateur laitier, selon la portée du projet et l’admissibilité
  • Les contributions sont non remboursables, mais peuvent être imposables (Source : Agriculture et Agroalimentaire Canada)

Le programme est en vigueur jusqu’au 31 mars 2028, ou jusqu’à l’épuisement des fonds. Les demandes sont évaluées selon le principe du premier arrivé, premier servi.

Des outils comme l’outil de correspondance d’admissibilité de GrantHub peuvent vous aider à filtrer les programmes par province et par industrie en quelques secondes afin de déterminer si le SMPIF ou des fonds similaires s’appliquent à votre entreprise.


Erreurs courantes à éviter

  1. Supposer que les accords commerciaux n’affectent que les exportateurs
    Même si vous vendez uniquement au Canada, la concurrence des importations peut avoir un impact direct sur les prix et les volumes.

  2. Attendre trop longtemps avant de présenter une demande au SMPIF
    Le SMPIF fonctionne selon le principe du premier arrivé, premier servi. Les retards peuvent vous faire manquer le financement, même si votre projet est solide.

  3. Présenter une demande avec des plans d’expansion généraux
    Le SMPIF privilégie les améliorations de productivité et d’efficacité liées aux impacts commerciaux, et non la simple augmentation de capacité.

  4. Négliger le traitement fiscal des contributions
    Non remboursable ne signifie pas toujours non imposable. Planifiez votre trésorerie en conséquence.


Foire aux questions

Q : L’AECG et l’ACEUM éliminent‑ils la gestion de l’offre au Canada ?
Non. La gestion de l’offre demeure en place, mais les accords commerciaux introduisent un accès étranger limité qui affecte progressivement les transformateurs et les producteurs.

Q : Le SMPIF est‑il réservé aux grands transformateurs laitiers ?
Non. Les petits et moyens transformateurs laitiers peuvent présenter une demande s’ils respectent les critères d’admissibilité et disposent de projets d’investissement admissibles.

Q : Le financement du SMPIF peut‑il servir à des agrandissements de bâtiments ?
Seulement si l’agrandissement soutient directement de l’équipement ou des technologies admissibles qui améliorent la productivité ou l’efficacité (Source : Agriculture et Agroalimentaire Canada).

Q : Les fonds du SMPIF sont‑ils remboursables ?
Non. Le SMPIF offre des contributions non remboursables, bien qu’elles puissent être considérées comme un revenu imposable.

Q : Existe‑t‑il d’autres programmes liés aux accords commerciaux ?
Oui. Le Canada a mis en place plusieurs programmes de compensation et d’investissement pour atténuer les impacts commerciaux, selon le secteur et l’accord.

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Voir aussi

  • Financement d’entreprise remboursable ou non remboursable au Canada : exemples de programmes expliqués
  • Programme Canada Brand : quel soutien marketing est offert aux exportateurs ?

Prochaines étapes

Les accords commerciaux comme l’AECG et l’ACEUM constituent des réalités à long terme pour les entreprises agroalimentaires canadiennes. Comprendre leurs effets sur la concurrence — et connaître les programmes qui existent pour en atténuer l’impact — fait désormais partie de la gestion d’une entreprise résiliente. GrantHub vous aide à rester informé des programmes de financement liés au commerce, à la productivité et à la compétitivité agroalimentaire partout au Canada.

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