Passer à l’agriculture biologique à l’Île-du-Prince-Édouard peut vous permettre d’accéder à de nouveaux marchés, d’améliorer la santé de vos sols et de rendre votre ferme admissible à des subventions ciblées. Cependant, le processus est réglementé et prend du temps. Si vous souhaitez convertir une terre agricole conventionnelle en terre certifiée biologique à l’Î.-P.-É., vous devez respecter les normes nationales, collaborer avec un organisme de certification et planifier une transition sur plusieurs années.
À l’Î.-P.-É., la certification biologique suit les Normes biologiques canadiennes et est supervisée par des Organismes de certification biologique (OCB) approuvés. La plupart des cultures requièrent une période de transition de 36 mois à compter de la dernière utilisation de substances interdites avant que la terre puisse être certifiée biologique (Source : Normes biologiques canadiennes, ACIA).
Voici comment se déroule généralement la conversion.
Pour commencer la conversion de votre terre conventionnelle en terre certifiée biologique, vous devez cesser d’utiliser :
La période de conversion débute à partir de la dernière application documentée d’une substance interdite. Tenez des registres clairs. Les inspecteurs de certification les exigeront.
Vous devez présenter une demande auprès d’un Organisme de certification biologique accrédité par l’ACIA et opérant à l’Î.-P.-É. L’OCB gère :
Vous n’avez pas besoin d’être entièrement certifié avant d’accéder à certains financements provinciaux, mais vous devez avoir soumis une demande et complété une inspection (Source : Gouvernement de l’Î.-P.-É.).
Votre PGB explique comment votre ferme respectera les règles biologiques. Il couvre généralement :
Ce document est révisé chaque année et mis à jour selon l’évolution de votre exploitation.
Un inspecteur visitera votre ferme au moins une fois par année. Il vérifiera :
Pendant la période de transition, votre terre peut être étiquetée « en conversion » mais pas encore entièrement biologique.
Pour obtenir la certification biologique et accéder aux subventions connexes à l’Î.-P.-É., vous devez :
Des zones tampons peuvent être exigées entre les champs biologiques et conventionnels, ce qui peut réduire votre superficie utilisable. Prévoyez ces zones dès le départ pour éviter les surprises.
Les nouvelles fermes comme les fermes existantes, les petites et moyennes entreprises agroalimentaires, les agrotransformateurs et les groupes autochtones (y compris les Premières Nations Mi’kmaq) sont admissibles aux programmes de l’Î.-P.-É. (Source : Gouvernement de l’Î.-P.-É.).
L’Île-du-Prince-Édouard offre un soutien ciblé par le biais du programme Développement de l’industrie biologique — Conversion de terres certifiées biologiques.
Détails du programme :
Ce financement peut aider à compenser la pression sur la trésorerie durant les années où les rendements peuvent diminuer sans que les primes biologiques ne soient encore accessibles.
Des outils comme le filtre d’admissibilité de GrantHub vous permettent de trouver rapidement les programmes selon la province et l’activité agricole.
Démarrer la période de conversion trop tôt
Si vous ne pouvez pas prouver à quel moment les intrants interdits ont cessé, les inspecteurs pourraient retarder votre statut biologique. Conservez factures, registres de pulvérisation et historiques de champs.
Croire que tous les financements sont non remboursables
Le programme de conversion biologique de l’Î.-P.-É. est remboursable, et non une subvention. Prévoyez le remboursement dans vos projections de trésorerie (Source : Gouvernement de l’Î.-P.-É.).
Ne pas vérifier les exigences pour les zones tampons
Les champs adjacents à des terres conventionnelles peuvent exiger des zones tampons plus larges que prévu. Cela peut réduire votre superficie utilisable si ce n’est pas planifié tôt.
Attendre la certification complète avant de demander du financement
Vous pouvez présenter une demande de soutien provincial dès que vous avez soumis votre demande à un OCB et complété une inspection. Attendre pourrait retarder l’aide financière pendant les années de transition.
Q : Combien de temps faut-il pour convertir une terre agricole en biologique à l’Î.-P.-É. ?
La plupart des terres requièrent une période de transition de 36 mois à compter de la dernière utilisation de substances interdites. Certaines exploitations peuvent prendre plus de temps selon l’historique des terres et les enjeux de conformité (Source : ACIA).
Q : Dois-je être entièrement certifié biologique avant de demander du financement provincial ?
Non. Vous devez détenir une certification en vigueur ou avoir présenté une demande à un Organisme de certification biologique et complété une inspection (Source : Gouvernement de l’Î.-P.-É.).
Q : Quels coûts le programme de conversion biologique couvre-t-il ?
Le programme aide à atténuer les risques financiers et les coûts liés à la conversion, comme la baisse de productivité pendant les années de transition (Source : Gouvernement de l’Î.-P.-É.).
Q : Le financement de 10 000 $ pour la conversion biologique est-il imposable ?
Puisque le financement est remboursable, il est généralement traité différemment sur le plan fiscal par rapport aux subventions non remboursables. Consultez votre comptable pour des conseils adaptés à votre ferme.
Q : Les fermes autochtones de l’Î.-P.-É. peuvent-elles présenter une demande ?
Oui. Les Premières Nations Mi’kmaq et autres groupes autochtones sont admissibles au programme (Source : Gouvernement de l’Î.-P.-É.).
GrantHub suit les subventions agricoles actives et les programmes de financement remboursable à travers le Canada — vérifiez ceux qui correspondent au profil de votre ferme.
Convertir une terre agricole conventionnelle en terre certifiée biologique à l’Î.-P.-É. est un engagement sur plusieurs années, mais le financement provincial peut réduire la pression financière durant la transition. Commencez par confirmer votre parcours de certification, puis trouvez le financement qui correspond à votre stade de conversion. GrantHub vous aide à suivre les programmes provinciaux et fédéraux pour que vous puissiez vous concentrer sur le développement d’une exploitation biologique conforme et rentable.
Le gouvernement canadien a financé plus de 400 000 entreprises à travers 1,27 million de subventions et contributions. Vérifiez votre admissibilité en 60 secondes.