Construire quelque chose de nouveau comporte des risques. Au Canada, les accélérateurs et les incubateurs de startups contribuent à réduire ces risques. Ils offrent aux fondateurs un accompagnement structuré avant qu’ils ne lèvent des montants importants ou ne tentent de croître trop rapidement. Des programmes comme le Creative Destruction Lab (CDL) se concentrent sur la transformation de percées techniques en véritables entreprises en s’attaquant tôt aux principaux points d’échec (Source : Creative Destruction Lab).
Pour de nombreuses entreprises en démarrage, ce type de soutien — axé sur les compétences, et pas seulement sur l’argent — peut être aussi important que le financement lui-même.
Le risque lié à l’innovation se manifeste généralement à quatre niveaux : la technologie, la demande du marché, l’exécution et le capital. Les accélérateurs et les incubateurs sont conçus pour réduire ces risques de façon concrète.
Voici comment ils y parviennent.
La plupart des incubateurs canadiens travaillent avec des startups qui disposent déjà d’un prototype ou d’un produit précoce. Ils ne financent pas des idées. Ils aident plutôt les fondateurs à tester leurs hypothèses et à s’assurer que le modèle d’affaires fonctionne.
Par exemple, le Creative Destruction Lab (CDL) est un programme de mentorat destiné aux startups scientifiques avant qu’elles ne lèvent des sommes importantes. Les fondateurs doivent définir des objectifs d’affaires clairs et mesurables et les défendre devant des entrepreneurs, des investisseurs et des scientifiques expérimentés (Source : Creative Destruction Lab).
Les avantages comprennent :
Le CDL organise cinq sessions complètes sur environ huit mois. Il n’offre pas de financement direct. L’accent est mis sur l’amélioration des chances de survie et de croissance (Source : Creative Destruction Lab).
Les incubateurs aident souvent à vérifier que les clients sont réellement prêts à payer pour votre produit.
Des programmes comme CEIM — Services de coaching et de consultation au Québec soutiennent les startups technologiques du lancement jusqu’à l’expansion. Le CEIM offre du coaching dans des domaines tels que :
Ce soutien réduit le risque de développer un produit que personne ne veut (Source : CEIM).
Le CEIM n’offre pas de financement en espèces. La valeur réside dans les conseils pratiques et l’accès à des réseaux locaux et internationaux (Source : CEIM).
Certains accélérateurs contribuent à réduire les risques en donnant aux startups accès à des outils et à des infrastructures qu’elles ne pourraient pas se permettre seules.
Le Centre of Excellence in Next Generation Networks (CENGN) soutient les entreprises canadiennes qui travaillent sur des technologies de réseau. Les entreprises admissibles peuvent :
Le CENGN se concentre sur les entreprises de moins de 500 employés et sur des projets qui sont déjà sur le marché ou proches du lancement (Source : CENGN).
Cela aide les fondateurs à éviter de dépenser trop en infrastructures avant que leur produit ne soit validé.
Des outils comme le matcher d’admissibilité de GrantHub peuvent vous aider à filtrer rapidement les accélérateurs et les incubateurs par province, industrie et stade de développement de l’entreprise.
Les accélérateurs et les incubateurs ne sont pas équivalents aux programmes de subventions. Ils servent un objectif différent.
Accélérateurs et incubateurs :
Subventions traditionnelles :
De nombreuses startups canadiennes rejoignent d’abord des accélérateurs, puis présentent une demande de subvention lorsque leur dossier d’affaires est plus solide. Voir aussi : Financement remboursable ou non remboursable pour les entreprises au Canada.
Présenter une demande trop tôt
Des programmes comme le CDL n’acceptent pas les startups au stade de l’idée. Vous devez avoir une équipe engagée et des progrès techniques réels (Source : Creative Destruction Lab).
Supposer que le financement est inclus
De nombreux incubateurs, y compris le CEIM et le CDL, n’offrent pas de financement direct. Planifiez votre piste de trésorerie en conséquence (Source : CEIM ; Creative Destruction Lab).
Ignorer l’engagement en temps requis
Les accélérateurs exigent beaucoup de temps de la part des fondateurs. Manquer des sessions ou des jalons réduit la valeur que vous en retirez.
Choisir un programme mal adapté au secteur
Les programmes sectoriels comme le CENGN ne sont utiles que si votre produit correspond à leur orientation technique (Source : CENGN).
Q : Le Creative Destruction Lab offre-t-il du financement ?
Non. Le CDL n’offre pas de financement direct ni de subventions. La valeur provient du mentorat de haut niveau et de l’exposition auprès des investisseurs (Source : Creative Destruction Lab).
Q : Les accélérateurs sont-ils réservés aux startups technologiques ?
La plupart des accélérateurs canadiens se concentrent sur les entreprises axées sur la technologie ou l’innovation. Par exemple, le CDL et le CENGN exigent que les startups aient une orientation scientifique ou technologique. Les entreprises de services traditionnels, comme les restaurants ou le commerce de détail, ne sont généralement pas admissibles à ces programmes (Source : Creative Destruction Lab ; CENGN).
Q : Les startups non canadiennes peuvent-elles présenter une demande aux accélérateurs canadiens ?
Certains programmes, y compris le CDL, sont ouverts aux candidats internationaux. D’autres, comme le CENGN, exigent que l’entreprise soit établie au Canada (Source : Creative Destruction Lab ; CENGN).
Q : Combien de temps durent les programmes d’incubation ?
Cela varie. Le CDL dure environ huit mois, tandis que le CEIM offre un soutien à plus long terme, adapté au stade de développement (Source : Creative Destruction Lab ; CEIM).
Q : Devrais-je rejoindre un accélérateur avant de demander des subventions ?
Souvent, oui. Les accélérateurs peuvent renforcer votre dossier d’affaires et rendre vos futures demandes de subvention plus concurrentielles.
GrantHub suit des centaines de programmes actifs de subventions et de soutien partout au Canada — vérifiez lesquels correspondent au profil de votre entreprise.
Les accélérateurs et les incubateurs de startups contribuent à réduire les risques de l’innovation en s’attaquant d’abord aux problèmes les plus difficiles : l’adéquation produit-marché, l’exécution et la crédibilité. Une fois ces risques réduits, les subventions et les autres options de financement deviennent plus accessibles. GrantHub vous aide à comprendre comment les accélérateurs, les incubateurs et les subventions fonctionnent ensemble afin que vous puissiez choisir le bon soutien au bon moment.
Voir aussi :
Le gouvernement canadien a financé plus de 400 000 entreprises à travers 1,27 million de subventions et contributions. Vérifiez votre admissibilité en 60 secondes.